La technologie est une sorte de cheval … voici comment la chevaucher

Paul VanDerWerf, GallopingLa technologie met à notre disposition des outils toujours plus sophistiqués : tablettes, smartphones, etc qui rivalisent entre eux à tout moment de la journée pour capter notre attention et nous éloignent ainsi de nous-mêmes et des personnes qui nous sont chères. C’est là qu’intervient la pleine conscience qui, grâce à différentes techniques très simples, nous permet de retourner au moment présent, en contact avec notre corps. Nous pouvons alors reprendre le contrôle de la situation en mettant ces instruments à notre service et inverser notre tendance habituelle à être sous leur emprise.

Dans l’enseignement “Le Cheval de la Technologie” qu’il donna le 10 novembre 2013, le maître zen Thich Nhat Hanh n’a pas hésité à comparer la technologie à un cheval, en citant une célèbre histoire zen:

Un homme, sur un cheval, dévale la route à grande vitesse; comme s’il devait se rendre en un lieu important. Soudain, quelqu’un l’apostrophe sur le chemin et lui crie: “Mais où allez-vous donc ?”.
“Aucune idée ! – Répond l’homme – Demandez plutôt au cheval !”

Notre vie est pareille à cette histoire, nous enseigne Thich Nhat Hanh . “Le cheval, c’est la technologie », elle nous emmène partout mais nous ne sommes pas en mesure de la contrôler. Thây nous conseille alors de nous relier à notre intention profonde : « Que voulons-nous au juste ? » . La technologie est neutre en soi ; c’est à nous qu’il appartient de faire le choix quant à son usage. Cette « métaphore », Thich Nhat Hanh l’a proposée à la suite de sa visite auprès de la société Google ; un acte particulièrement significatif si l’on sait l’importance qu’il accorde au type de rapport que nous entretenons avec la technologie numérique.

Micro déconnexions

À quelques rares exceptions près, il est essentiel de reconnaître que nous entretenons tous une certaine forme de dépendance aux outils numériques. Elisha Goldstein, psychologue et co-fondateur du Centre de Pleine Conscience pour la Psychothérapie et la Psychiatrie (Mindfulness Center for Psychotherapy and Psychiatry), n’hésite pas à parler de “micro-déconnexions” de nous-mêmes et des personnes qui nous sont chères, induites par la technologie au quotidien. Mais c’est elle aussi qui facilite la connexion avec nous-mêmes, le retour à notre présence mentale, apportant les moyens à qui le souhaite de procéder à de micro-connexions ».

Goldstein nous propose une check-list pour nous aider à faire le point sur notre rapport à la technologie :

  • De quelle manière mon rapport à la technologie crée-t-il distraction ou stress en moi ?
  • Parmi les informations que j’assimile et ingère, quelles sont celles qui ne me nourrissent pas, qu’il s’agisse de ma vie ou de mon bien-être ?
  • Ai-je tendance à recourir à la technologie pour compenser ma solitude ?
  • Mon rapport à la technologie m’éloigne-t-il de mes amis ou de ma famille ?
  • À quels moments la technologie m’éloigne-t-elle du besoin de prendre soin de moi ?

Nous voyons donc que la question n’est pas de savoir si les technologies numériques sont bonnes ou mauvaises ; elles ne sont en effet pas négatives en tant que telles. Par contre, elles peuvent nous égarer et, les énergies d’habitude prenant place, elles nous conduisent à nous comporter comme si nous avions branché le pilote automatique.

L’essentiel porte donc sur l’intention, la détermination, chaque jour, d’établir un rapport sain avec les outils numériques, de façon à en retirer le meilleur et non le pire. C’est à cette étape que nous pouvons alors nous interroger davantage :

  • De quelle façon puis-je utiliser les technologies pour pouvoir prendre soin de moi ?
  • Quel usage pourrais-je faire des technologies afin d’améliorer ma relation avec les autres ?

Comment faire ?

Même si l’intention est la clé essentielle, nous ne pouvons pas faire l’impasse sur la pratique. Pour ce faire, voici quelques idées de pratiques tirées du site ‘Zen in the City‘.

Texte en anglais du discours de Thich Nhat Hanh “The Horse of Technology” (pdf)

Una risposta

  1. Angeline ha detto:

    Décidemment, on en apprend tous les jours.. merci.

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